Le «multitasking» mauvais pour le cerveau ?

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Qui ne connaît pas de «jongleur technologique», ces personnes qui ont en permanence plusieurs conversations par email et pat chat, qui écrivent des SMS tout en regardant la télévision ou surfent sur Internet en faisant leurs devoirs ? Certains multipotentiels et surdoués se reconnaîtront !

Selon une étude réalisée par des chercheurs de l’université de Stanford, les personnes qui sont régulièrement bombardées d’informations électroniques en grande quantité sont moins concentrés, ont moins de contrôle sur leur mémoire et ont plus de mal à passer d’une tâche à l’autre que les individus qui préfèrent effectuer une tâche à la fois.

Multitasking et l’étude de l’Université de Stanford

Conscients que le cerveau humain n’est pas bien équipé pour traiter de multiples signaux en même temps, et constatant pourtant que le multitasking devient de plus en plus la norme face aux nouveaux médias, notamment chez les jeunes, Eyal Phir, Clifford Nass et Anthony Wagner ont voulu en avoir le coeur net.

Ils ont recruté deux groupes de personnes :

  • des multitaskeurs lourds (des gens qui ont déclaré via un questionnaire travailler bien et beaucoup en mode multitâche)
  • et des multitaskeurs légers (des personnes qui, dans le même questionnaire, se sont déclarées pas trop douées pour tout faire en même temps).

Après avoir fait passer trois tests à une centaine d’étudiants, les chercheurs ont trouvé que ces personnes «multitâches» paient un prix mental.

«Quand ils ne sont pas dans des situations où ils reçoivent de nombreuses informations  venant du monde extérieur ou de la mémoire, ils [les «jongleurs technologiques»]ne sont pas capables d’ignorer les informations qui ne sont pas utiles à leur objectif actuel, explique Wagner, un professeur de psychologie associé. Cette incapacité à filtrer fait qu’ils sont ralentis par les informations superflues.»

Les deux groupes ont été soumis à toutes sortes de stimuli et interruptions.

On a testé leur attention, leur mémoire, leur capacité à changer de contexte. (Voir le détail sur le site de l’université de Stanford).

Les résultats sur le multitasking furent sans appel:

les soi-disant gros multitaskeurs ont en fait de gros problèmes de contrôle de l’attention! Incapables de se fixer plus de quelques instants sur une tâche, ils sont stressés et ne retiennent pas grand chose.

Ce n’est pas parce qu’on se croit doué pour gérer plusieurs tâches en même temps que ce serait effectivement le cas !

Pour aller plus loin sur le sujet du multitasking

un article  très intéressant sur PodcastScience proposant un état des lieux des différentes études sur le multitasking

Illustration : Flickr

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Auteur

Brigitte Roujol est la fondatrice des sites HORIZOOM et COACHING AVENUE. Elle se considère comme un Esprit Renaissance du 21ème siècle. Elle a en effet eu de multiples vies professionnelles, se réinventant régulièrement. Aujourd'hui, un pied en entreprise, un pied à l'extérieur, elle est consultante en créativité, innovation, spécialiste de la réinvention (de soi, de modèle économique), auteur, coach d'Esprits Renaissance et d'Innovateurs, et maître-verrier à ses heures perdues... Pour la contacter

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