Le secret de la réussite (ce n’est pas ce que vous croyez)

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Le secret de la réussite nous est dévoilé par James Altucher dans son article intitulé The Secret of Success (it’s not what you think)

Pour mémoire, James Altucher est un serial entrepreneur millionnaire (il a créé ou cofondé pas moins de 20 entreprises), investisseur, programmeur, écrivain, blogueur, animateur d’un podcast…  un pur multipotentiel !


Texte de James Altucher

À mon tout premier poste, j’aurais pu gagner un million de dollars. UN MILLION DE DOLLARS !

Quelques mois plus tôt, j’avais été viré de l’université. J’avais raté tous mes examens de master pendant quatre semestres d’affilée. On m’avait donc envoyé ce courrier : « Veuillez partir. Revenez quand vous serez plus mature. »

À l’époque, j’étais obsédé par les romans. J’en avais écrit un chacun de ces semestres. J’étais le roi du mauvais roman. Je me regardais dans le miroir en pensant : « un vrai ROI ! »

Mais ils m’ont renvoyé, et cela m’a fendu le cœur.

La normalité est une route pavée : on y marche aisément mais les fleurs n’y poussent pas. – Vincent Van Gogh

J’ai trouvé un travail. « Vous écrivez ? » On m’a donc demandé de rédiger le manuel d’utilisation d’une puce. Elle se servait de la lumière pour envoyer des signaux. Aujourd’hui, cela n’a rien de nouveau. Mais ça l’était, à l’époque. Tout ce qui est nouveau finit par vieillir. Les fausses nouveautés deviennent très vite un mode d’éducation.

Un jour, le patron m’a convoqué dans son bureau. Apparemment, j’avais fait de nombreuses erreurs. Des fautes de grammaire et d’orthographe, mais pas seulement : à la lecture de mes instructions, il était impossible de comprendre comment utiliser la puce. La puce magique. La puce ultrarapide. Je n’avais pas réussi à comprendre comment elle fonctionnait. Et j’avais dû rédiger le manuel.

« Vous ne tirez donc aucune fierté de votre travail ? m’a demandé mon patron. Vous n’avez pas honte ? »

C’était il y a 27 ans. Si, j’ai honte. Encore aujourd’hui. Je n’étais pas assez bon pour ce poste.

Tout ce que je voulais faire, c’était écrire. Je m’enfermais dans mon bureau toute la journée en faisant semblant de rédiger des manuels d’utilisation, alors qu’en réalité, j’écrivais des romans. Sur les vampires. Ou bien sur des types cherchant l’amour. (Des personnes comme moi. D’affreux ratés qui pensaient être cool.)

À 16 h 45, avant qu’il fasse nuit, je me précipitais dehors et rentrais en auto-stop.

J’adorais faire du stop. Je montais dans une voiture et j’avais l’impression que n’importe quoi pouvait m’arriver. Ce fut le cas. J’ai rencontré une fille avec laquelle je suis sorti.

J’ai rencontré un type qui n’arrêtait pas de me raconter qu’il trompait sa femme. Un jour, il m’a expliqué que la religion l’avait sauvé. Un autre jour, sa femme se trouvait aussi dans la voiture, et il a dit : « C’est le gars dont je t’ai parlé ! »

Par la suite, j’ai démissionné. Un an plus tard, l’entreprise a été rachetée et j’aurais gagné un million de dollars. Moi qui avais été le dixième employé, je n’étais à présent plus rien.

Voici le secret de la réussite :  La déception.

« Non, je ne tire aucune fierté de mon travail. » Qu’aurait-il pu répondre à cela ? J’aurais été honnête. Il aurait immédiatement baissé ses exigences à mon égard. Il ne pouvait pas me virer, car il avait besoin de ces manuels.

S’il avait revu ses attentes à la baisse, il aurait été plus satisfait de mon travail et aurait cessé d’espérer de moi des résultats que je ne pouvais pas atteindre.

La clé du bonheur consiste à diminuer ses exigences.

Plus tard, ce soir-là, j’ai fait du stop. La conductrice qui s’est arrêtée m’a demandé si j’allais la tuer. Je lui ai répondu que non.

Toutefois, une semaine après, j’ai essayé de l’appeler un soir à dix reprises. Elle n’a jamais décroché. Le lendemain matin, elle m’a demandé si c’était moi qui lui avait téléphoné toute la soirée.

Baissez vos attentes.

J’étais esclave de mon patron. L’image qu’il avait de moi dirigeait celle que j’avais de moi-même. Cela me rendait donc malheureux de le décevoir.

J’étais esclave de l’école.

Même si je n’étais pas un bon élève, cela m’a attristé de me faire renvoyer. L’école était mon maître, car c’était celui de mes parents, de la société et de tous mes amis.

J’avais toujours été esclave des femmes que j’avais fréquentées.

Je remettais mon estime de moi entre leurs mains, jusqu’à ce qu’il ne me reste plus rien.

J’étais esclave de l’idée bien ancrée dans la société selon laquelle la réussite s’évalue en millions.

Pendant les 30 dernières années, j’ai réfléchi de cette manière : argent = succès.

Un jour, un thérapeute m’a demandé : « Comment puis-je vous aider ? » Je lui ai répondu : « La seule chose qui pourrait m’aider, c’est un chèque d’un million de dollars. »

Il a répliqué en riant : « Je parie que cela ne vous serait d’aucune aide. » Il avait raison. Je suis gêné, à plus d’un égard, de reconnaître qu’il avait raison.

J’ai été esclave de l’approbation d’autrui.

Je voulais être aimé d’autres personnes parce que je pensais qu’elles avaient un certain statut.

Or, quand ces personnes disparaissent, leur statut aussi. Et la vie est courte.

Néanmoins, j’essayais quand même d’impressionner les personnes qui, je le croyais, avaient un statut plus élevé que le mien, et de me montrer agréable avec elles.

J’étais esclave du statut social.

Et j’étais aussi esclave de mes clients.

Lorsque l’un d’entre eux m’appelait pour me dire : « Vous nous décevez beaucoup », je faisais tout pour le garder.

Je me laissais toujours dominer par mes clients.

J’étais également esclave des éditeurs.

J’ai écrit 19 livres. La moitié a été publiée par des éditeurs classiques, et j’ai eu recours à l’autoédition pour l’autre moitié.

Mes livres autopubliés se sont vendus à bien plus d’un million d’exemplaires. Pourtant, j’étais toujours surexcité quand un éditeur M’AIMAIT.

Quand il ME CHOISISSAIT, MOI.

Vous m’aimez vraiment ! Plus que leur argent, plus que le succès, je voulais surtout leur avis.

Chaque fois, j’essaie de me reprendre quand je deviens esclave de quelque chose ou de quelqu’un.

  • Esclave de l’opinion politique.
  • Esclave d’une chaîne de télévision qui souhaite travailler avec moi.
  • Esclave de mes filles.
  • Esclave d’investisseurs.
  • Esclave de croyances religieuses ou spirituelles. Esclave d’un gourou du développement personnel.
  • Esclave de personnes que je veux impressionner.

Je me suis laissé dominer par les autres pendant 95 % de mon existence.

Et eux-mêmes étaient esclaves des attentes de leurs parents, de celles de la société, du statut social.

J’étais esclave d’anonymes qui me haïssaient et m’attaquaient tous les jours sur Twitter.

J’étais esclave de mes effets personnels, alors je me suis débarrassé de tout ce que je possédais.

Plus je me laisse dominer, plus mon estime de moi baisse.

Et un jour, je mourrai.

J’espère qu’à ce moment-là, je ne serai plus esclave de rien ni de personne. Que je serai mon propre maître.

Plus je veux quelque chose, plus je me laisse dominer. Le secret est donc de revoir ses attentes à la baisse.

Robe en sac poubelle de Jutta Leger

Regardez autour de vous et appréciez ce que vous voyez.

Ressentez vos émotions et appréciez ce que vous éprouvez. Façonnez le monde qui vous entoure et appréciez le travail réalisé.

Ce matin, j’ai sorti la poubelle. J’ai brandi le sac au-dessus de ma tête, et je me suis regardé dans le miroir en le tenant bien haut. Je suis le ROI !

 

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Source : James Altucher 

James Altucher est un serial entrepreneur millionnaire (il a créé ou cofondé pas moins de 20 entreprises), investisseur, programmeur, écrivain, blogueur, animateur d’un podcast… 

son site : jamesaltucher.com

James Altucher est notamment l’auteur de plusieurs best-sellers

I Was Blind But Now I See

Choose Yourself Be Happy, Make Millions, Live The Dream

 

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