Surmonter le rejet – les conseils de James Altucher

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Dans un article intitulé How I Overcame Rejection, publié sur Linkedin Pulse, le multipotentiel James Altucher (serial entrepreneur, expert en finance, blogueur, animateur de podcast…)  nous explique comment surmonter le rejet.


Texte de James Altucher

(NB : les titres des paragraphes ont été ajoutés pour faciliter la lecture)

Que de rejets !

« Une fois je pleurais et ma mère, voulant raisonnablement que j’arrête, m’a jeté un couteau au visage.

Mais elle a raté sa cible. Elle ne savait pas viser. Je me suis pourtant arrêté net de pleurer. C’était il y a longtemps. J’avais 12 ans et je n’ai pas beaucoup de souvenirs de cette époque. Mais je me souviens du couteau.

Un jour, j’ai invité une fille à sortir, elle s’appelait Nadine Davis. Elle a refusé.

Je venais d’entrer au lycée. Je ne me souviens plus de ce que je lui ai dit pour lui demander de sortir avec moi. Mais je me souviens qu’elle a dit « non » et qu’elle s’est enfuie. Elle a disparu au milieu d’une foule d’étudiants qui riaient.

C’était l’une des six filles qui m’ont dit « non » quand j’étais au lycée. Aucune n’a dit « oui ».

Mon premier baiser, c’était en première année à la fac.

Et j’étais tellement angoissé à l’idée que personne ne m’aime que j’ai emménagé avec cette fille et j’ai vécu avec elle jusqu’à ce que chacun de nous obtienne son diplôme.

J’ai écrit quatre romans. Pendant toute la période de mes études supérieures, j’écrivais environ 3 000 mots par jour.

Vingt-huit ans plus tard, j’écris encore entre 1 000 et 3 000 mots par jour, chaque jour.

Comme je faisais des études d’informatique, les 10 heures par jour que je consacrais à l’écriture de romans n’étaient pas d’une grande aide pour améliorer mes notes.

J’ai collectionné échec sur échec et je me suis fait virer. Je n’ai pas obtenu mon diplôme. Ensuite, j’ai accepté des boulots faciles en tant que programmeur afin de pouvoir travailler une demi-heure par jour et passer le reste de la journée à écrire.

Dès que j’avais fini un roman, je l’envoyais à une trentaine d’éditeurs. Des grands éditeurs, des petits éditeurs, des agents.

J’ai écrit 40 ou 50 nouvelles. Je les ai envoyées à des revues littéraires en espérant que si j’en publiais suffisamment, je pourrais constituer un recueil.

Les quatre romans ont été rejetés à 30 reprises. Zéro refus personnel.

Parfois, les auteurs célèbres se souviennent de cette lettre de refus qui contenait une touche personnelle, comme : « Je ne peux pas m’occuper de votre roman, mais vous avez du talent. Poursuivez ! » Je n’ai rien eu de tout ça. J’aurais pourtant aimé. Que des refus.

Pourquoi ai-je pensé que j’avais une chance de faire carrière dans l’écriture ? Pendant des années, personne n’a aimé ce que je faisais.

Il faut une arrogance aveugle bien placée pour continuer.

L’astuce de John McGinley pour gérer le rejet

J’ai parlé avec John McGinley, qui a joué dans plus de 80 films et a participé à plus de 100 émissions de télévision.

(Note du traducteur : John C. McGinley est un acteur, producteur et scénariste américain, né en 1959. Il est notamment connu pour avoir interprété un des principaux rôles (Dr. « Perry » Cox) dans la série télévisée Scrubs. Il a aussi joué dans de nombreux films réalisés par Oliver Stone : Platoon, Né un 4 juillet, Nixon, L’Enfer du dimanche et Wall Street voir sa fiche Wikipedia France.)

Il m’a dit qu’il ne s’était jamais donné de plan B. Il s’était dit que s’il ne réussissait pas en tant qu’acteur, il ne ferait rien. Et il a ajouté qu’avant d’être accepté, il avait subi plus d’une centaine de refus à chaque fois.

Que de rejets ! (suite)

J’ai dû faire l’objet d’environ 500 refus.

J’ai proposé une émission pour HBO. Ils ont aimé le concept. Cela s’appelait « 3 heures du matin ».

L’idée était la suivante : je me promenais dans les rues de New York et j’interviewais des prostituées, des trafiquants de drogue, des sans-abris et tous ceux qui ne peuvent plus vivre leur vie le jour. Je déambulais toute la nuit. Elles faisaient leur job et moi je les interrogeais.

Je postais mes articles sur le site Internet de HBO, puis on m’a proposé de l’argent pour que cela devienne une émission de télévision. J’ai tourné un pilote de 45 minutes.

Il a été rejeté. Des années plus tard, la femme qui avait refusé mon émission a admis qu’elle avait fait une erreur.

Mais à l’époque, j’en ai pleuré. J’avais vraiment tout donné pour cette émission, j’y avais travaillé pendant trois ans.

J’ai dirigé un fonds spéculatif. Je devais lever de l’argent auprès de personnes fortunées et je l’investissais en leur nom.

Une fois, je déjeunais avec un type aux cheveux blancs argentés. Des cheveux riches. Il portait un pull rouge vif.

Au bout de quelques minutes, il m’a dit : « Vous n’êtes pas coiffé et vous n’avez pas de carte de visite. Vous portez des vêtements de seconde main. Pourquoi pensez-vous que je devrais vous confier mon argent ? »

Il avait raison. Au début, j’étais en colère contre l’ami qui avait organisé le déjeuner. Mais cet étranger avait raison, j’étais dans un sale état.

Une autre fois, j’ai rendu visite au patron de l’un de mes amis. Il m’a fait visiter son bureau et m’a dit : « Que puis-je faire pour vous ? »

Je lui ai dit que je voulais récolter des fonds.

Il m’a répondu : « Je serais heureux de vous engager. Mais je ne peux pas prendre le risque d’investir de l’

argent en faisant appel à vos services. Je ne sais pas ce que vous faites avec l’argent. Ça pourrait être illégal. »

Il a poursuivi : « La dernière chose dont j’ai besoin, c’est de voir mon nom en première page du Wall Street Journal. La réputation, c’est la clé. »

Il s’appelait Bernie Madoff.

J’ai également créé une entreprise qui combinait médias sociaux et investissement.

J’étais à la fois programmeur et investisseur et j’avais conjugué mes intérêts pour créer un site Internet utilisé par un million de personnes.

Je voulais vendre mon entreprise à Google. Je leur ai rendu visite.

Les gens faisaient du skate dans les couloirs, il y avait un chef, tout le monde souriait.

J’ai senti les fameux papillons dans mon ventre. Comme si je me rendais à un premier rendez-vous.

La rencontre a eu lieu dans une salle de conférence et on m’a posé tout un tas de questions super intelligentes. J’avais l’impression d’être redevenu étudiant, dans ce monde où vous discutez avec des personnes brillantes et curieuses.

À 3 heures du matin, mon cœur battait la chamade. Je me suis réveillé et je leur ai écrit une lettre. « Je suis ravi d’avoir pu vous rencontrer… » C’était un genre de lettre d’amour.

Ils ont refusé d’acheter ma société.

Une fois de plus, j’ai pleuré. Après Bernie Madoff. Après Google. Après HBO. Quand mes romans ont été rejetés. Quand les filles m’ont dit « non ». »

Les rejets sont quotidiens

« Je crois qu’on me rejette tous les jours.

J’ai été rejeté hier. Je ne suis pas encore prêt à dire de quoi il s’agissait, mais c’était quelque chose d’important pour moi.

J’ai subi un refus avant-hier. Quelqu’un que j’admirais vraiment n’a pas voulu participer à mon podcast.

J’ai subi un refus il y a trois jours. Je faisais du stand-up et le public ne riait pas autant que je l’aurais souhaité.

J’ai subi un rejet le jour précédent. Je voulais que ma fille m’accompagne à Paris mais elle m’a dit « non » car elle avait des devoirs.

J’ai subi un autre refus le jour d’avant.

Je ne me souviens plus très bien de ce qui m’est arrivé. Je suis toujours déçu lorsqu’on me refuse quelque chose.

Mais je sais que je peux chercher à savoir « pourquoi » et que cela me permet de m’améliorer. »

Les astuces de James Altucher pour surmonter le refus

« Lorsque je subis un refus, j’essaie de voir s’il existe un « moyen détourné » qui me permette d’atteindre les gens qui disent « tu ne peux pas ».

Lorsque je subis un rejet, je me renseigne auprès d’experts et de mentors (ou je lis à leur sujet) afin de tirer des leçons de leurs succès.

Lorsque je subis un rejet, je me promène et je sais que je peux regarder les magnifiques toits et les gargouilles, les jardins, les gravures secrètes et intimes des architectes, je peux respirer profondément et jouir des moments qui nous sont offerts pour tout simplement vivre.

Lorsque je subis un rejet, je sais que je peux trouver 10 autres idées sur lesquelles travailler et me servir de mes échecs pour devenir quelqu’un de meilleur, pour avoir de meilleures chances de réussite, pour travailler avec de meilleures personnes, celles qui contribueront à mon succès (et moi au leur) et pour augmenter mes chances de faire ce que j’aime.

Surmonter le rejet, le début du succès

Je me dis : « Si seulement elle avait dit oui hier lorsque je lui ai proposé ce projet auquel je tenais ; ma vie serait différente ! »

Je pourrais la même chose par rapport à ce qui s’est passé hier, et c’est encore douloureux. Mais dans un jour ou deux, tout sera oublié.

Et je serai « le prochain » comme dit Jay-Z. Un rappeur milliardaire qui a été rejeté plus que n’importe qui d’autre.

John McGinley m’a dit que le rapport était de 100 pour 1.

La milliardaire Sara Blakely  (Note du traducteur : femme d’affaires américaine ayant créé en 2000 la société Spanx, dont elle détient à l’heure actuelle 100 % du capital ; cette société fabrique de la lingerie dite « sculptante ») m’a raconté que lorsqu’elle était petite, le vendredi soir, son père leur demandait : « Qu’est-ce que tu as raté cette semaine ? »

Richard Branson avait 27 ans lorsque son vol à destination de Porto Rico a été annulé, il a alors créé une compagnie aérienne entière.

Lorsque tous les éditeurs contactés ont refusé Cinquante nuances de Grey, E.L. James l’a d’abord édité elle-même (elle a trouvé un moyen détourné) puis, après avoir vendu 250 000 exemplaires, les éditeurs traditionnels sont revenus vers elle et son livre s’est vendu à 40 millions d’exemplaires.

Lorsque Barack Obama a été obligé « d’attendre son heure » par toutes les figures de l’establishment qu’il admirait en 2008, il a eu l’audace d’espérer et est devenu président.

Lorsque Mike Massimino, l’astronaute qui a réparé le télescope Hubble, n’a pas réussi (pour la cinquième fois) à rejoindre la NASA « à cause de problèmes de vue », il a fait des exercices visuels pour corriger sa vue et obtenir 10/10 à chaque oeil.

Les grands principes

Les personnes dont je viens de parler sont chanceuses.

Les personnes dont je viens de parler sont curieuses.

Les personnes dont je viens de parler sont arrogantes.

Les personnes dont je viens de parler utilisent la formule « Et si… ? ».

Les personnes dont je viens de parler apprennent de leurs erreurs et ne rejettent pas la faute sur les autres.

Les personnes dont je viens de parler acquièrent de nouvelles compétences pour améliorer celles qu’elles ont déjà.

Les personnes dont je viens de parler n’écoutent pas ce que la société leur dit de faire.

Les personnes dont je viens de parler sont des menaces pour l’establishment, leurs amis et les personnes les plus toxiques de toutes – leurs ennemis.

Les personnes dont je viens de parler se préparent et veillent à ce que leurs besoins correspondent aux programmes des personnes auxquelles ils s’adressent.

Le lien entre rejet et liberté

« J’ai subi un million de refus. Et je n’en ai jamais tiré aucun plaisir. J’ai très souvent voulu abandonner. Et je suis souvent déprimé. Je me sens souvent seul…. Mais je suis libre.

La porte est ouverte. les barreaux sont une illusion.

 

 

Source : James Altucher 

son site : jamesaltucher.com

Traduction : Brigitte pour Horizoom

James Altucher est notamment l’auteur de plusieurs best-sellers

I Was Blind But Now I See

Choose Yourself Be Happy, Make Millions, Live The Dream

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